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L'association Nanoprod présente :

Actualité août 2016 :

Térence Briand, laborantin du C.I.R.A jusqu'au 17 août 2016 pour le porjet :

Soundarium

Pannaux fetes des Dhuihts 2016 Page 1

 

Pannaux fetes des Dhuihts 2016 Page 4

 

14 mai 2016

 Isabelle Buyse a reçu l'insigne et le titre de 

Docteur Honoris Causa décerné par le C.I.R.A. (insigne créée par Aurélie Mo)

Insigne

 

 

 

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C.I.R.A

Centre Indépendant de Recherche Artistique 

logo cira compresse

Le C.I.R.A, (centre indépendant de recherche artistique) est un programme de laboratoire artistique, initié par l'association Nanoprod (Directeur artistique : Arnaud NANO Méthivier) .

 

Le C.I.R.A a pour mission fondatrice et centrale l’accueil d’artistes et chercheurs pour leur permettre de poursuivre leurs travaux, études et recherches.

Tous les champs de la création artistique y sont accueillis : les arts plastiques et tous les arts du spectacle ainsi que l’architecture et la photographie.

Ainsi, le C.I.R.A est dédié à la recherche fondamentale artistique. (acquérir de nouvelles connaissances sans l’objectif d’une application)

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Ce projet s'inscrit dans une démarche de résidence d'artistes locaux et internationauxvia la mise à disposition d'un espace original (une île de Loire sauvage) durant un mois, et d'une bourse de recherche.

Il est demandé aux artistes laborantins, de questionner leurs travaux actuels ou passés, sur le fond, la forme, la logistique et l'économie, et de rendre un mémoire à la fin de leur séjour au sein du C.I.R.A.

IL s'agit d'un processus de recherche fondamentale. (acquérir de nouvelles connaissances sans l’objectif d’une application)

A cela est associé un programme d'actions pédagogiques et de médiations pour les habitants alentours.

L'artiste du C.I.R.A est à la fois laborantin et sujet de laboratoire.

A la fois lieu de réflexion, de médiation, de sensibilisation aux pratiques artistiques et espace de production, le C.I.R.A. est radicalement inscrit sur le territoire Centre-Val de de Loire et dans une démarche participative de production de l'art.

Sur le modèle du CNRS, (centre national de recherche scientifique), et en considérant que les artistes sont des chercheurs, le C.I.R.A est également une proposition nouvelle de rémunération des artistes autre que l'intermittence du spectacle.

Sur le modèle de l'accadémie de France à Rome (Villa Médicis), le C.I.R.A s'appuie sur une confiance faite aux artistes à questionner le monde contemporain. 

 

du 24 avril au 17 mai 2016

 

Isabelle Buyse est le deuxième laborantine du C.I.R.A.

 

Isabelle B : "Un jour j'ai fait le vœu de mettre un arbre la tête en bas. Alors les branches se trouvaient là où les racines auraient du être. Et les oiseaux demandaient aux taupes : comment on fait pour rentrer chez soi ?
Un jour ça s'est passé comme ça."
Nibenegenesabe, poète Indien Cree (photographie O. Parcollet)

 

 

 

 

Accès à la zone de recherche artistique :

Travaux de la laborantine Cécile F. Dabo :

 

Cécile F. Dabo a été la première laborantine du C.I.R.A du 16 mai AU 7 juin 2015

 

Le C.I.R.A. c’est d’abord la mise à disposition d’un lieu naturel, au coeur de la citée urbaine (île de Loire). 

Cet espace sort des codes conventionnels artistiques et offre de nouveaux champs poétiques. 

Non contraint par une quelconque temporalité, l’artiste cherche au rythme de son inspiration.

 

Au C.I.R.A. les sens de l’artiste s’éveillent en liberté. Tout est mis en oeuvre pour lui

permettre de se détacher des cadres habituels : il n’a pas d’obligation de résultat, pas de nécessité 

de produire une oeuvre finale.

Ce qui importe est le processus de recherche et non la production.

 

Présentation par le directeur artistique Arnaud NANO Méthivier : 

Témoignage de Cécile. F. Dabo : 

 

« Je suis venue CHERCHER ICI, dans ce laboratoire à ciel ouvert pendant 3 semaines (du 16/05 au

 

07/06/2015)

 

Si l'artiste cherche toujours, les conditions et les moyens de cette recherche ne sont pas égaux, et il

 

est souvent délicat pour lui de se permettre Ce temps pour une production purement expérimentale

 

et indépendante d'une visée d'exposition ou de (re)présentation.

 

Le C.I.R.A. permet Ce temps et Ces moyens, tout en imposant par sa géographie, des contraintes qui

 

vont nourrir cette recherche, et élargir des possibilités de TROUVER, qui ne peuvent pas réellement

 

être pensées. Le lieu de l'île, en ce sens, participe de la recherche : l'eau, le vent, la pluie, les

 

animaux…. autant de particularités qui se distinguent de l'atelier ou du plateau, et qui fondent une

 

nourriture au travail plastique et conceptuel de cette recherche.

 

Cette nourriture m'apparait aujourd'hui indispensable, quand il s'agit de découvrir, d'approfondir,

 

d'apprendre, de sentir… de ne pas seulement rester dans une zone connue dans sa pratique artistique

 

(dite si justement : de confort), de ne pas devenir un artisan de sa propre forme et ne créer plus que

 

des variations de celle-ci.

 

 

J'ai cette surprenante sensation d'avoir "opéré" durant plusieurs mois, peut être plusieurs années, en

 

seulement trois semaines.

 

J'ai aussi la sensation de m'être en partie retrouvée (en termes de

 

proposition artistique), en réactivant grâce à ces contraintes, une approche plastique quelque peu

 

délaissée et restreinte par des contextes de monstrations souvent trop catégorisés.

 

J'ai pu alors intégrer la posture du scientifique et réaliser des expériences ; tout en proposant des

 

aperçus de ces expérimentations par le biais de textes, de photographies et de vidéos. Ces objets

 

relèvent ici d'un questionnement plus large sur la médiation : montrer des objets "non-finis", montrer

 

un processus, des expériences dont les résultats sont inconnus (…) peuvent-il constituer un moyen de

 

médier ? Le partage des "secrets" de fabrication de l'Art peut-il être une forme de médiation ? (…)

 

Un questionnement qui traverse ma pratique artistique, et concerne aussi le C.I.R.A, tant par sa

 

situation géographique que son aspect conceptuel. (…)

 

Enfin, indépendamment de ces interrogations intrinsèques à la création contemporaine, c'est aussi

 

une posture politique qui s'affirme et s'impose, dans une actualité où les lieux alternatifs et

 

indépendants perdent peu à peu leur soutiens officiels, où la censure semble croissante, où "l'art

 

local" se voit broyé par de grosses "machines multinationales", comme il en va de l'agriculture (…)

 

Sur ce territoire du C.I.R.A , dont la nature (l'écosystème) est protégée, se posent aussi ces réflexions :

 

l'artiste "libre" est-il en voie de disparition ? Doit-on inventer des espaces pour sa protection ? L'Etat

 

devrait-il garantir une liberté d'expression, et donc aider l'imprévisible ( à l'image de la Nature) ?

 

Peut-on accéder à "de l'Art" ailleurs que dans l'institution muséale ? (…) Pourquoi ? (…) Pourquoi l'Art

 

? Où ? tant de Nanogations indispensables, pour ne pas se scléroser… »

 

 

Quelques chiffres autour d'une laborantine :

 

23 jours de présence de l’artiste Cécile F. Dabo

184 heures sur l’île

6 disciplines artistiques explorées

180 publications

20 kg d’argile

7 pelotes de laine

4 l de peinture

12 mèches de cheveux

123 m de film transparent

75 m de fil de fer

bâtons, cailloux, sable, bois flotté…

 

mémoire artistique de la laborantine Cécile f. Dabo : 

Mémoire artistique couverture 

Nanoprod

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06 17 38 40 00

 

 

Président : Nicolas Capdevielle 

Directeur artistique : Arnaud Méthivier

Chargée de promotion : Angéla Molina

Chargée de production : Christelle Méthivier